Analyse du roman la Vipère au poing

Vipère au poing est un roman largement autobiographique et quelque peu romancé de Hervé Bazin. Le roman est un huis clos où les relations entre les membres de la famille sont au cœur des préoccupations. Les relations entre le jeune héros et sa mère sont complètement centrales. Cette dernière n’aime pas son second fils, il va donc tout faire pour se faire remarquer et l’obliger à le regarder. Il s’insurge contre son milieu, se dresse contre l’autorité de sa mère et fait en sorte de montrer sa valeur, à sa mère mais aussi à son père et à ses frères, c’est un très bon chasseur qui fait preuve de patience.

 

La mère et le père mettent en place un système très strict qui organise complètement les journées des enfants, le narrateur Jean est celui qui défit le plus sa mère, on retrouve dans cet ouvrage l’audace des jeunes adolescents, il défit sa mère pour tester les limites de son autorité, pour se créer une identité propre qui diffère de celle de ses frères. Il tient à exister en dehors du regard de ses parents et en particulier de celui de sa mère. Très à cheval sur les bonnes manières, elle tente de leur inculquer ce qu’elle estime être la bonne façon de se conduire sans aucune tendresse, s’ils se tiennent mal à table, ils sont piqués violemment avec la fourchette de leur mère. Le narrateur explique qu’il ne reçoit aucune marque de tendresse, les trois frères sont logés à la même enseigne mais Jean est sans doute celui qui subit le plus les humiliations et les punitions de sa mère. Le père quant à lui adopte une position de retrait, l’époque où se déroule l’histoire ne laissait pas une grande place aux hommes pour l’éducation des enfants, les garçons chassent avec leur père mais le reste du temps c’est bien leur mère qui tient les rênes.

 

Jean ne supporte plus le comportement de sa mère, le fait que l’auteur centre son ouvrage sur les relations des fils avec leurs parents et surtout les relations qu’ils ont avec leur mère est une façon pour lui d’exorciser ce qu’il a subi étant enfant. Il marque sans cesse le manque d’affection, de gentillesse et d’attitudes maternelles de la mère du héros qui est une copie plutôt réaliste de sa propre mère. Il a changé les noms mais clairement, c’est son histoire qu’il raconte ici.

 

Le roman raconte les coups bien sûr mais ce n’est pas tout. Pour une fois, un roman met en avant également les sévices psychologiques, Folcoche renvoie le personnel au fur et à mesure, la gouvernante puis l’abbé pour la simple mais bonne raison que ces personnages sont jugés trop faibles envers les enfants, trop gentils. Le point intéressant du livre est qu’il n’est pas un apitoiement sur soi, le jeune héros se rebelle, se révolte et s’oppose à cette mère sans amour qui leur fait payer chaque jour le simple fait d’exister. On voit au fil des pages le caractère du jeune garçon se forger face aux attaques de sa mère mais aussi face à l’inaction de son père. Ce père qui s’oppose une ou deux fois à sa femme en lui intimant de laisser un peu les enfants tranquilles mais revient aussitôt sur sa colère en laissant finalement la mère fait ce qu’elle veut. Il regarde ses enfants recouverts de bleus et leur communique son amour par des regards des petits sourires cachés. Cette relation silencieuse avec son père façonne également le jeune héros qui trouve presque un encouragement à la rébellion face à cette mère abusive qui ne peut aimer personne.

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