Biographie d’Hervé Bazin

Jean-Pierre Hervé-Bazin est né en avril 1911 à Angers dans une famille aisée de la bourgeoisie catholique. Son père Jacques Hervé-Bazin, est avocat. Il est le petit-neveu de René Bazin (1853-1932), écrivain français, professeur de droit, historien et journaliste.

 

En 1917 ses parents partent en Indochine, et il reste seul avec sa grand-mère. A leur retour, le premier geste de sa mère est une grande gifle, c’est le début d’une opposition farouche du garçon à sa mère. Il développe ainsi un sentiment de révolte vis-à-vis de sa mère, particulièrement acariâtre, et plus largement de la famille et des traditions religieuses. Après plusieurs fugues, il s’enfuit à Paris.

Après une licence de Lettres à la Sorbonne, il fait des petits boulots pour vivre. Il commence par écrire des poèmes, mais sur les conseils de Paul Valéry, il décide d’écrire de la prose. Il est victime d’un grave accident de la route qui le perturbe intensément et le contraint à séjourner en asile psychiatrique. Cet épisode dictera son livre « la Tête contre les murs » écrit juste après « Vipère au poing » en 1949, et dont le réalisateur Georges Franju s’inspirera pour le film éponyme tourné dix ans plus tard.

 

C’est en effet en 1948 qu’ Hervé Bazin, ainsi renommé par son éditeur à l’occasion de cette parution, publie « Vipère au Poing », roman largement autobiographique inspiré par le personnage autoritaire de sa mère et ses relations conflictuelles avec l’adolescent. Le nom du personnage « Folcoche », devenu si célèbre, est une crase entre « folle » et cochonne ». Le succès est immédiat, son style sobre séduit le plus grand nombre. D’ailleurs le roman est proposé au prix Goncourt, mais Colette s’y oppose et il ne l’aura pas.

Public et critique le saluent comme peintre des moeurs familiales, observateur des sujets de société et des conflits qui s’y déploient.

 

Il se marie quatre fois, et est père de sept enfants, le dernier naît alors qu’il a soixante-quinze ans. Hervé Bazin a toujours revendiqué sa liberté par rapport au regard de la société. Il écrit une cinquantaine de livres, toujours très proches des situations familiales et de la vie courante, mais qui lui vaudront jusqu’à aujourd’hui un franc succès auprès des lecteurs.

Ce n’est que très tardivement qu’Hervé Bazin apaise son discours, dans son dernier roman « l’Ecole des pères » écrit à quatre-vingts ans.

 

Citons quelques-unes de ses oeuvres : « La mort du petit cheval » (1950) et « Cri de la chouette » (1972) reprennent les personnages de « Vipère au poing » et forment donc une suite.  « Lève-toi et marche » (1952), « Qui j’ose aimer » (1956), « Au nom du fils » (1960), « Le matrimoine » (1967), « Ce que je crois » (1977), « Le démon de minuit » (1988)…

 

Il dit écrire « pour témoigner, pour alerter, pour célébrer aussi ». Hervé Bazin a toujours été engagé, tout en  préservant résolument son indépendance. Il a lutté pour la paix dans le Mouvement pour la Paix dès 1954, mouvement proche du Parti Communiste.

Il a toujours été attentif aux évolutions du monde, et concerné par les sujets de justice, de paix, de famille ou d’éducation.

Nombres d’honneurs lui ont été décernés : il a été élu membre de l’Académie Goncourt dès 1958 puis à sa présidence en 1973, a reçu le prix Lénine en 1980, a été nommé grand officier de la Légion d’honneur…

 

 

Hervé Bazin est décédé d’un accident cérébral en 1996 à Angers.

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